Synopsis :

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

 

Mon Avis :

Marianne, brute au coeur tendre. Elle est en prison pour avoir battu un papi en voulant le cambrioler, pour avoir aussi tué un agent de police et blessé gravement une flic enceinte.  Et elle s’en veut. Elle ne voulait pas. Mais son côté bagarreuse, impulsive avait pris le dessus. Elle agit et regrette après coup. Elle se retrouve condamnée à perpétuité. Et la perpétuité, c’est long , même très long. Elle passe son temps entre la coke et la cigarette.

Marianne est une violente, et elle est dangereuse. Du coup elle n’est autorisé à la sortie dans la cour que seule, elle est menottée quand elle n’est pas enfermée, elle ne peut pas travailler pour se payer ses cigarettes. Donc elle loue son corps. Elle loue ce qui reste d’elle à un maton, le chef de cette prison pour femme.

Mais plus on avance dans l’histoire plus ça dégénère pour Marianne. Elle est battue, mutilée, violée , scalpée. Elle en sort à chaque fois plus amochée. Et le lecteur aussi ..

Et elle continue de s’accrocher, et le lecteur aussi…

Et oui, on me demande pourquoi je m’accroche à ce genre d’histoire ? Pas sympa de lire des livres ou pendant 600 pages la nana se fait battre, mutiler, et j’en passe. Et bien tout simplement parce qu’on s’accroche à ses personnages. On vit avec eux, on s’arrête de respirer avec eux, c’est une sorte de vie parallèle qu’on subit et qu’on encaisse avec eux.

Quand je fermais le livre, j’avais comme l’impression d’abandonner Marianne, de la laisser tomber. Alors oui c’est une criminelle. Mais elle a un bon fond. Un caractère de cochon, certes, mais elle sait qu’elle doit payer pour ce qu’elle a fait. Mais pas à ce point. J’ai aimé chez Marianne ce caractère de cochon, cette nana qui a beau s’en prendre plein les dents, elle continue de se relever. Quand elle fait du mal c’est qu’elle a une bonne raison. Une autre détenue qui s’attaque à une personne qu’elle apprécie, une matonne qui lui a fait subir des tortures, etc…

J’avais donc ce besoin de continuer, de savoir ce qui allait se passer dans le livre. Et vers un peu plus de la moitié, on change d’environnement. Mais la je ne vous en dirais pas plus, au risque de spoiler.

En fait ce livre vous tort les tripes. Quand je l’ai fermé définitivement, je n’avais qu’une envie ( après celle de pleurer toutes les larmes de mon corps … ) c’était de le rouvrir et de recommencer. On en sort pas indemne. Surtout que c’est un Giébel, et la fin est forcément la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En fait c’est plutôt une double fin. Elle vous met une claque, et vous achève quelques pages plus loin, jusqu’à la dernière ligne on savoure ses mots et les émotions qu’elle a su nous donner.

 

En conclusion, ce livre a été pour moi une révélation. En voyant le synopsis, ça casse pas des briques. Surtout que bon, la prison n’est pas mon domaine favoris. Mais derrière ça, la plume de l’auteur fait tout et nous embarque loin… Très loin … Je l’ai adoré, aimé, surkiffé. Ce livre est une bombe et ne peut pas laisser indifférent.

meurtres-pour-redemption

 

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