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Le synopsis :

Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille. Mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique.

Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au coeur de la terreur où il y laissera une partie de son âme…

Oui mais ça raconte quoi ?

Le livre commence bien, Adel arrive à la Fac pour s’installer avant les vacances d’été . J’avais peur ( ne connaissant pas encore l’auteur ) qu’il nous ennuie avec le passé du personnage , mais non, il le dose bien . Donc déjà, bon ressenti dès le début. On est compatissant avec Adel, son ex femme s’est entiché de lui quand il était riche, et après avoir tout dilapidé elle le jette et lui empêche de voir ses enfants… Et oui, dix ans de vie commune jetées à la poubelle sans aucune compassion de la part de l’ex-épouse … Mais ce n’est pas là le sujet du livre. Juste qu’à mon avis l’auteur a été très malin sur ce coup là et nous a rendu le personnage principal sympathique et auquel on s’attache un minimum.

Bref, l’histoire commence donc par Adel qui arrive dans son nouvel appartement à la Fac. Il s’apprêtait à se pendre aux poutres ( oui oui , il n’aimait plus sa vie, ses batailles constantes avec les avocats pour pouvoir voir ses enfants … ) quand sa voisine , Laure , prof de biologie , sonne chez lui, pour lui souhaiter la bienvenue et lui parler de la personne qui habitait là avant lui. En effet, celle qui occupait son poste d’enseignant et son appartement actuel, s’est suicidé en se pendant aux poutres , exactement comme Adel allait le faire lorsqu’elle l’a interrompu. Ce qui eu le mérite de lui couper l’envie et de décider de passer à autre chose.

Nous avançons donc dans l’histoire, le personnage principal se lie d’amitié avec Laura, ainsi que Maxime ( prof d’histoire ) et Paul ( prof d’anglais ). Un jour, Laura revient avec l’idée de demander une bourse au doyen afin d’acheter un phare perdu sur un îlot de Bretagne . Son idée plaît, Maxime l’aide à monter le projet et enfin le dossier est accepté ! De là , ils se préparent donc à partir en expédition pour une semaine afin d’aller commencer la restauration de la bâtisse. Maxime, Laura et deux étudiants sont de la partie…

Et … silence radio. Plus de nouvelles d’eux . Les villageois du village où se trouve le phare ne les ont jamais vu passer, le seul marin qui ose s’approcher du phare en bateau ne les a pas transporté… Les gendarmes soupçonnent donc une éventuelle fuite avec le magot servant à la restauration du bâtiment.

Adel n’en croit pas un mot et monte une expédition afin d’y voir plus clair, et de retrouver ses amis. Il s’en va donc au phare, là où ils devaient se rendre, accompagné de son ami Paul, et de Eric et Louis, deux autres profs. Et de là, l’auteur nous plonge dans un lieu isolé, un vrai huit clos paranoïaque s’en suit pour nos quatre compères qui ne se doutaient pas une seconde vivre autant d’horreurs.

L’auteur réussit d’un coup de maître son premier roman. Chaque mot est pesé. On ressent le froid glacial qui s’engouffre dans le phare, on entend cogner aux murs, on sursaute et on frissonne. Bien que rationnels au début de l’aventure, les personnages sont bien obligés de se rendre compte que tout ce qu’ils vivent n’est pas si naturel et qu’une grande partie de paranormal est enfermée dans les murs de la Tour de Sélénite.

Mon avis :

Mais quelle claque !!! C’est mon premier livre de  » terreur », même si je suis consciente qu’il en existe des bien pire, j’ai été complètement absorbée par l’histoire et les personnages. Il n’y a pas de détails inutile, chaque mot est minutieusement choisi, chaque action est pesée, calculée, réfléchie par l’auteur . On ressent le froid, la peur, l’inquiétude. Je voulais frissonner, c’est réussi ! Je l’ai littéralement dévoré, en une journée c’était bouclé . Il faut dire qu’il est prenant. On veut savoir si Adel , Paul, Louis et Eric vont s’en sortir vivant, s’il vont s’en sortir tout court !

L’atmosphère est oppressante, les lieux sont hantés à souhait, repoussants et attirants en même temps. Une fin à laquelle je ne m’attendais pas. On perd pied avec le personnage principal. L’auteur réussi la prouesse de nous envoyer (sur)vivre dans un phare sur un îlot complètement isolé , un endroit où on aimerait pas mettre les pieds. Un huit clos, prenant et envoûtant.

Je ne peux que vous le conseiller, mais attention, lecteurs, soyez avertis, il ne fait pas bon mettre les pieds dans cette Tour de Sélénite …

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