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Synopsis :

Agitation sur les berges de la Tamise où un sac poubelle renfermant les restes d’un corps démembré a été retrouvé. Dépêché sur place par Scotland Yard, l’élégant inspecteur Shelley rencontre avec surprise sa nouvelle équipière : la Française Marie Altbauer, consultante stagiaire en martyrologie. Après un échange volcanique, l’enquête débute. Le médecin légiste est formel, la victime a été disséquée vivante. La coupe est précise voire professionnelle. Selon Altbauer, ce geste vise à l’humiliation ultime du supplicié. Peu après, un deuxième puzzle humain est déniché près du Millenium de Londres. La tuerie fait planer le spectre de Jack l’Éventreur au-dessus de la capitale anglaise. Il est temps pour la spécialiste d’établir le profil de bourreau. Et de l’empêcher de recommencer.

Le mythe de Jack L’Éventreur :

Jack l’Éventreur (en anglais Jack the Ripper) est le surnom donné à un tueur en série ayant sévi dans le district londonien de Whitechapel en 1888. L’affaire à laquelle le personnage est lié, depuis l’époque de son déroulement jusqu’à aujourd’hui, a donné lieu à de nombreuses hypothèses et inspiré bon nombre d’œuvres en tout genre, lui conférant un statut de mythe moderne.

Le nom du tueur, dont l’identité est toujours inconnue, apparut pour la première fois dans la lettre  » Dear Boss », reçue en septembre 1888 par une agence de presse. Elle fut largement mentionnée dans les journaux de l’époque parce que son auteur s’y accusait des meurtres et signait « Jack the Ripper ». La police et les journaux reçurent de nombreuses lettres liées à l’affaire. La couverture médiatique de l’affaire finit par être internationale, lui assurant une notoriété durable.

Voici la lettre  » Dear Boss  » envoyée par Jack L’Éventreur :

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Et sa traduction :

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Autant dire que Jack l’Éventreur allait encore faire parler de lui…

En septembre et octobre 1888, des rumeurs plus persistantes laissèrent croire que plusieurs assassinats étaient reliés ; cependant, seuls cinq sont imputables à Jack l’Éventreur : ceux de Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Élizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Parce que ces meurtres présentent plusieurs similitudes, ils sont qualifiés de « canoniques ». Le tueur aurait surtout agressé des prostituées vivant dans les bas-fonds de Londres. Elles eurent la gorge tranchée avant de subir des mutilations abdominales. L’extirpation d’organes internes d’au moins trois victimes a conduit à l’hypothèse que le meurtrier maîtrisait des notions d’anatomie ou de chirurgie. Cette hypothèse sembla confirmée lorsqu’un membre du Whitechapel Vigilance Committee (« Comité des vigiles de Whitechapel ») reçut, en octobre 1888, la lettre « From Hell » accompagnée de la moitié d’un rein ayant peut-être appartenu à l’une des victimes.

Lettre  » From Hell » :

280px-fromhellletterVoici la traduction :

De l’enfer
M. Lusk
Monsieur
Je vous ai envoyé la moitié du
rein que j’ai pris d’une femme
conservé pour vous l’autre partie
je l’ai frite puis mangée ; c’était très bon. Je
pourrai vous envoyer le couteau ensanglanté qui
l’a pris si seulement vous attendez un peu plus
longtemps.

signé
Attrapez-moi quand
vous pourrez
Monsieur Lusk.

D’autres meurtres peuvent être mis également sur le dos de Jack l’Éventreur, mais ils correspondaient beaucoup moins à son mode opératoire. Beaucoup soupçonnent également le fait qu’il y ait plusieurs meurtriers différents, sans qu’ils se soient forcément concertés avant.

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Puis les meurtres se sont arrêtés, sans que l’on sache réellement qui était Jack l’Éventreur. Beaucoup d’hypothèses ont été posées, sans qu’elles soient réellement vérifiables. Des auteurs ont fait beaucoup de recherches , afin d’écrire des romans fiables et bien construits autour de ce mythe. Comme Patricia Cornwell , par exemple, qui prétend classer l’affaire …

 

Et puis , Benoît Chavaneau s’est penché sur le cas de Jack l’Éventreur et nous en a fait un thriller glaçant et digne de ce nom !

L’histoire de « Jacks »:

Venons-en à notre histoire , celle qui nous intéresse, celle que l’auteur a creusé pendant plusieurs années avec des recherches poussées pour nous sortir un roman qui tient la route et qui surtout se rapproche réellement du mythe original et de ce qui s’est vraiment passé à Whitechapel à la fin du XIXème siècle.

Tout commence en Afrique, à notre époque, dans des tribus qui vivent encore dans des villages sans toute la technologie que nous connaissons et que nous utilisons actuellement. Des petits villages qui se trouvent non loin des grands bâtiments luxueux construits pour les touristes en mal de pays qui viennent là pour des vacances et de la chasse au bétail. Une jeune femme part de son village afin d’aller vendre et acheter des denrées dans une petite ville proche de là, à quelques kilomètres. Sauf qu’elle ne revient pas. Le garde de la réserve est alors prévenu, les recherches commencent, et son corps est retrouvé, plusieurs kilomètres plus loin, mutilée mais pas dévorée. Ce n’est donc pas à cause d’une bête, mais c’est un meurtre …

Puis nous voilà propulsés à Londres, sur les berges de la Tamise, où l’on rencontre l’inspecteur Shelley, un homme élégant, sûr de lui, qui découvre sa nouvelle coéquipière, Marie Altbauer, une jeune française, consultante stagiaire en martyrologie. Première rencontre autour d’un premier meurtre : des restes d’une femme retrouvés dans un sac poubelle sur les bords de la Tamise, cela n’augure rien de bon, surtout quand un deuxième sac est déposé le lendemain, un peu plus loin, contenant les restes d’une autre femme… Les meurtres s’enchaînent et l’enquête s’accélère.

La deuxième partie du roman s’axe plutôt sur Rachel , une autre enquêtrice. On suit encore les traces de Jack l’Éventreur mais avec une autre piste, où elle se sent elle-même pris dans l’engrenage du meurtrier. Elle se fait aider par une Ripperologue, Jenny, bien décidée à mener l’enquête et l’aider de ses connaissances sur Jack l’Éventreur.

Les policiers seraient-ils donc face à un criminel qui recopierait le mythe dans ses moindres détails ? Mais jusqu’où la réalité et le mythe peuvent-ils s’assembler et se ressembler ?

Mon avis :

Particulièrement intriguée par l’univers de Jack l’Éventreur et le mythe qu’il a inspiré, j’ai été vraiment ravie de pouvoir gagner ce livre à un concours de Noël organisé par ma copinaute Séverine Lenté ( Ilestbiencelivre ). J’en avais beaucoup entendu parler , en bien , et il était sur ma liste de Noël, donc autant dire que ça tombait à pic !

L’intrigue est très bien tournée. Déjà, ça commence fort. On découvre les personnages devant les restes d’une femme dans un sac poubelle. Le ton est donc donné assez rapidement. Surtout que les meurtres s’enchaînent et les détails aussi. Les crimes sont assez nombreux, mais pas de trop, suffisamment espacés pour pas que l’histoire soit engloutie sous une quantité de détails morbides. Néanmoins, les descriptions faites par l’auteur, sont suffisantes pour que certaines images vous marquent.

Les enquêteurs bougent, réfléchissent, mènent l’enquête et ça c’est positif. Je n’ai lu que trop de romans ou lorsque le meurtrier en série mène la danse, les enquêteurs ne suivent pas le rythme et se laissent embarquer. Ici , c’est le contraire. Ils réfléchissent et les femmes sont en la matière prédominantes. Elles sont mises en avant par l’auteur. Ce sont des personnages forts qui sont une part importante de l’histoire.

Les personnages sont intéressants et intelligents. Que ce soit le criminel, de par sa façon se reproduire les crimes de Jack l’Éventreur, ou les enquêtrices, ou même Jenny, la Ripperologue, qui nous montre un livret très intéressant retraçant les crimes de Jack au XIXème siècle. C’est un réel plus que j’ai vraiment apprécié dans ce livre. Sans compter sur la « fin » du vrai Jack l’Éventreur que l’auteur lui donne. Une idée en soit pas mauvaise, un clin d’œil à quelque chose que j’ai aimé, et qui m’a beaucoup plu.

C’est un livre que je conseille , il est bien écrit, on sent que l’auteur connait son sujet, qu’il sait de quoi il parle et la parallèle qui est faite entre son histoire et le mythe est réellement intéressante. C’est une lecture que j’ai réellement appréciée et qui nous balance entre notre époque et ce qui a fait le mythe.

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