le-syndrome-noahSynopsis :

Noah Gibson est un citoyen américain anonyme issu de la middle class. Heureux avec Suzanne qui partage sa vie, il mène une existence tranquille, dans une maison des quartiers populaires de New York, entre son métier de banquier et les petits dîners entre amis. Ce soir-là, Suzanne a décidé de faire un barbecue et Noah descend en maugréant dans la cave pour le chercher. Alors qu’il farfouille dans la pénombre, un sifflement suraigu enfle soudain et une onde de chaleur incandescente le traverse.

Quand Noah reprend connaissance, tout le monde a disparu. Là où se trouvaient les passants ne restent que leurs vêtements, tombés au sol en petits tas. Les voitures sont embouties moteur allumé, les télés continuent de brailler, mais il n’y a plus personne. Noah est seul au monde !

Paniqué, il refuse d’y croire et se barricade chez lui en attendant les secours. Pourtant il va falloir qu’il s’organise s’il veut survivre. Curieusement, les hommes se sont volatilisés mais des animaux sont encore vivants. Noah aurait-il un nom prédestiné ? Pourquoi lui et pas un autre ? Un monde tout nouveau l’attend…

L’histoire :

Noah Gibson est un New-Yorkais des plus banals. Il est agent banquier, comme son père. D’ailleurs, c’est son père qui a décidé de ce qu’il ferait comme métier. Un métier qui l’ennuie profondément. Il habite un petit appartement, dans un quartier de New-York, avec Susan, sa fiancée. Et puis, Susan, c’est Susan. Quand elle décide quelque chose, il vaut mieux ne pas chercher à discuter. Et ce jour là, Susan a besoin du Grill. Ils reçoivent des amis, et la seule façon de faire un barbecue en plein New-York, quand on habite un appartement et qu’on n’a pas de balcon, c’est d’utiliser un grill électrique. C’est donc un peu poussé par Susan que Noah descend à la cave chercher après le grill. Sauf que c’est aussi à ce moment précis , quand Noah se retrouve entouré de cartons de toutes sortes, essayant tant bien que mal de sortir celui du grill qui se trouve tout en bas de la pile, que ce qu’il appellera « l’onde rouge » se déclenche, le laissant seul survivant sur Terre.

Quand il se réveille, enseveli sous les cartons de sa cave, sonné par la déflagration de l’onde, il ne comprend pas tout de suite ce qui s’est passé. Il remonte chez lui, et découvre que Susan n’est plus là; elle a abandonné ses vêtements et sous-vêtements dans la cuisine, mais il ne la trouve pas dans l’appartement. En sortant la chercher dehors, il se rend compte qu’elle n’y est pas, comme tout le reste du quartier. Tout est vide : les rues, les immeubles, les véhicules. Il ne reste plus que des petits tas de vêtements, disséminés partout sur les trottoirs, dans les voitures, dans les magasins. Tout n’est plus que silence dans cette grande ville qui compte plusieurs millions d’habitants.

Mais Noah est-il le seul survivant ? Pourquoi tout le monde a été réduit à néant mais pas lui ? Pourquoi les hommes mais pas les animaux, qui affluent de plus en plus nombreux ? Noah saura t’il s’en sortir et survivre ?

Mon avis :

Je découvre Michael Fenris avec son deuxième roman ( oui , booouuuhhh , honte à moi je n’ai pas encore lu « Feuilles » , son premier roman mais ça sera fait ! ), et oh ! joie et bonheur !! Quel auteur !

La première image qu’il nous donne de son personnage principal, Noah, est que c’est quelqu’un de gentil, sympathique, mais assez mou et pas forcément très volontaire, ni manuel ou combatif . Bref, ce n’est pas le genre de personnage qui serait forcément apte à survivre seul sur une planète complètement vide d’humanité. Et pourtant ! Il nous surprend de page en page. On lui découvre beaucoup de qualités, ce qui finira par expliquer qu’il soit le survivant. Il est droit, intègre, altruiste. Et surtout, il s’appelle Noah ! ( mais je n’en dirai pas plus ! )

C’est un livre qui nous fait réellement réfléchir sur l’humanité, et surtout sur ses méfaits. Car oui, l’humanité est nocive, pour les autres mais aussi pour elle même. Personnellement sensible à la cause animalière, je sais bien que l’homme est responsable de la disparition de beaucoup d’espèces animales et qu’il se permet d’enfermer des animaux sauvages qui ne demandent que la liberté et l’espace de leur milieu naturel ( je pense notamment aux animaux aquatiques enfermés dans des bassins ridiculement petits ou aux animaux de cirques malmenés et réduits à quelques mètres carrés pour se détendre les pattes ). Et une des choses que j’ai appréciée dans ce livre est que la nature reprend ses droits. La végétation repousse, les animaux ont de nouveau un grand territoire, pour ceux qui n’ont pas succombé à l’enfermement dans les zoos. Bref, l’humanité réduite à néant, la nature est de nouveau libre de droits.

On réfléchit donc sur l’humanité et son rôle dans sa propre destruction. En effet, nous nous détruisons nous même, ne serait-ce qu’avec tous les gaz, tous les polluants que nous rejetons. Nous modifions la Terre, la nature, les saisons. Et je pense que c’est aussi là le but de l’auteur. À travers son livre, il cherche à nous faire prendre conscience de tout le mal que l’humanité peut se faire à elle même et aux autres. Et c’est là un sujet sensible qui n’est pas souvent abordé à travers les livres. On retrouve souvent les personnages dans un « après humanité » comme dans Hunger Games, Le labyrinthe, Divergente… Mais il est rarement expliqué que l’extinction de l’humanité est causé par elle même. Ici, on est clairement dans le thème, le sujet est expliqué de bout en bout, l’explication est donnée sans équivoque.

Le roman commence fort. Pas de temps inutile à parler sur les personnages, les présenter, les détailler, détailler un quotidien qui de toute façon disparaîtra avec « l’onde rouge ». On rentre directement dans le vif du sujet, on est embarqués avec Noah à travers cette ville complètement vide, ce pays qui devient un danger de chaque instant. On le suit sur les routes, dans son périple pour sa survie. On ne s’ennuie pas, on savoure, on se surprend à l’encourager à poursuivre ses idées, à tenter le tout pour le tout.

« Le syndrome Noah » est pour moi un roman Coup de Cœur. « Un roman mystérieux qui revisite brillamment le thème du Déluge. », voilà ce que nous dit la quatrième de couverture. Le Déluge est une thématique que j’apprécie beaucoup, pour le fond encore une fois, de réduire l’humanité et tout le mal qu’elle a fait à néant, et de ne sauver que le meilleur. Un couple altruiste, et des centaines d’animaux ( oui, les animaux et moi, c’est une grande histoire d’amour ! ) sont sauvés des eaux qui détruisent le reste de la planète. Noé et sa femme doivent donc reconstruire un monde en tentant de ne pas refaire les mêmes erreurs que dans le passé. Et c’est là toute la grandeur de l’auteur d’avoir su revisiter ce thème tout en le faisant démarrer dans une époque actuelle, loin, bien loin du Noé de l’époque citée dans les textes religieux.

Je ne peux que conseiller cette plume qui m’a fait vibrer et qui m’a embarquée dans ce nouveau monde, celui où chacun survivrait à sa manière, avec ses propres priorités.

Et vous, si vous étiez le seul survivant dans un monde abandonné, sauriez-vous construire l’avenir au milieu du chaos ?

Ma vidéo pour vous en parler :

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