Synopsis :

51KvwV+MxPLFalkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Mon avis :

Si je vous dis : COUP DE CŒUR … ??? Et bah oui ! Mais en même temps, je m’y attendais un peu il faut l’avouer …

L’histoire…

Tout commence par des corps retrouvés mutilés … Une femme en Suède , des enfants à Londres … Tous ont la gorge ouverte, la trachée arrachée, les orbites vides, et un signe noté sur le bras. Emily , profileuse travaillant à Londres, retrouve une amie avec qui elle avait déjà coopéré dans le passé : Alexis , jeune écrivaine talentueuse spécialisée dans les tueurs en série. Elles vont tenter, avec l’aide du commissaire suédois Bergström, et des agents anglais de retrouver le responsable de cette série de massacres, à travers des pistes variées, dont une qui les amènera directement à l’histoire du camp de concentration Buchenwald et des horreurs qui y ont eu lieu …

Et maintenant, un peu d’Histoire…

Buchenwald est un camp de concentration situé en Allemagne, créé en juillet 1937, dans le but de déplacer un autre camp de concentration, celui de Lichtenburg. Il est prévu pour 8000 déportés, et est organisé dans le but d’améliorer les intérêts des SS.

Y finiront déportés des Allemands, des Juifs, des réfractaires au travail, des homosexuels, des roms, des Autrichiens, des Polonais, des prisonniers de guerre, des Français, des Italiens, …

De 1937 à 1945, 238.980 détenus ont été immatriculés à Buchenwald…

J’ai pris sur moi de ne pas publier ici d’images « réellement » choquantes ( par rapport à ce qu’on peut trouver sur le net bien sûr ! ) mais vous en trouverez très facilement, si le sujet vous intéresse, juste en tapant « Buchenwald » sur votre moteur de recherche favori …

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L’ambiance du livre

Johana Gustawsson a tapé haut et fort pour un premier roman ! Elle crée ici une ambiance glauque et étouffante, surtout lorsqu’elle évoque les moments dans les camps de concentration. On est à la fois en 1944 mais aussi dans la tête du tueur, mais surtout avec les personnages principaux. Les chapitres sont courts et agréablement bien découpés. On s’en prend plein la tronche dès le premier, et jusqu’au dernier. J’ai frissonné de dégoût tellement les scènes sont décrites d’une façon réaliste; on s’y croirait ! On est là, au milieu de tout ce déferlement de haine, et on savoure tous les mots qu’elle nous lance, aiguisés comme des poignards qu’elle nous planterait en plein cœur. Elle connait les mots qui blessent et qui heurtent, et les utilise comme Mozart utilisait la musique…

Les personnages

Johana  nous place deux femmes comme personnages principaux. Emily Roy, profileuse au BIA ( Behavioral Investigative Advisor  ), au passé lourd, qu’on ne découvrira qu’au fur et à mesure de la lecture.

Alexis Castells, jeune auteure, qui avait écrit un livre sur un tueur en série ( c’est d’ailleurs à ce moment qu’elle avait fait la rencontre d’Emily ) , se retrouve impliquée dans l’histoire malgré elle …

Elles sont belles, elles sont fortes, elles ont du caractère et elles sont intelligentes. Leur présence dans le livre donne du rythme, permet de dénouer les intrigues; beaucoup de choses reposent sur elles, et elles agissent ensemble, dans le respect de l’autre bien qu’elles soient différentes.

On compte bon nombre de personnages secondaires, mais on s’y repère vite. On réussit facilement à mettre une image sur chaque personnage et on ne se perd pas dans les méandres des noms.

Les lieux

Premier roman se passant dans des pays scandinaves pour moi. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je dois dire que j’ai été clairement charmée par l’ambiance, en tout cas par celle que décrit l’auteure.

On est un peu à Londres, beaucoup à Falkenberg en Suède, et de temps en temps dans le camp de concentration de Buchenwald ( que j’ai déjà présenté ci-dessus ).

Les lieux sont parfaitement décrits, on croit à ce qu’elle nous écrit, on l’imagine, on le vit. On sentirait presque le froid, tellement présent à travers chaque lieu et chaque époque.

Mon ressenti général

Que dire d’un coup de cœur ? Que ça ne se contrôle pas … oui bon c’est une excuse, mais je crois que la meilleure raison est surtout que ce livre est une bombe en page ! On est embarqués à travers le temps et l’Europe. On est bouleversés par ce que les détenus ont subi en 1944 mais aussi par les souffrances subies par les enfants tués. Johana a une façon de voir et d’amener les choses qui fait que son livre , et c’est sûrement valable pour les prochains aussi, est finement mené par une équipe de choc, embarquant le lecteur tambour battant dans l’histoire qu’elle a décidé de nous raconter.

Elle déborde d’idées et ses histoires de rebondissements. On ne peut pas souffler, on a constamment une nouvelle piste, une nouvelle découverte, et on continue, on lit jusqu’à ce twist final , que je n’avais pas vu venir !!!  Non mais WTF !!! Une fin dans la continuité du livre, avec les sensations qu’on espérait avoir , avec les frissons qui vous remontent la colonne vertébrale quand…( non je n’en dirai pas plus, il faudra le lire !! niark niark niark )

Bref, vous ne l’avez pas ? FONCEZ !!!! Un roman que je n’oublierai pas …

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