Paru le 9 mars 2017 – La Bête Noire – 454 pages

Synopsis :

ragdoll

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.

Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.

 

Mon avis :

Roman dont on entend beaucoup parler, que ce soit comme un coup de cœur ou tout le contraire, « Ragdoll » me tentait beaucoup et je dois avouer que bien qu’il ait quelques défauts, pour moi ce fut une bonne lecture et un bon moment en compagnie de Wolf, Baxter, Edmunds et les autres…

Une histoire prenante

Tout commence par un cadavre retrouvé en face de chez Wolf (un flic au sale caractère prêt à cogner n’importe quand) et désignant son appartement. Mais ce n’est pas un cadavre ordinaire : il est composé de six personnes, rattachées ensemble par des coutures, et ayant pour tête un meurtrier que Wolf n’avait pas réussi à faire condamner.

Mais le tueur n’en a pas fini, et fait parvenir à la presse la liste de ses six prochaines victimes , avec la date à laquelle il les exécutera. S’engage alors une course contre la montre entre ce tueur organisé et l’équipe de flics, espérant déjouer la mort qui attend toutes les victimes potentielles.

Des personnages ambigus

Wolf est un flic fonceur, violent et instable. Acronyme de William Olivier Layton-Fawkes, il a montré dans son passé, à quel point il pouvait s’acharner sur quelqu’un pour qu’il soit condamné, au point de créer de fausses pièces à conviction.

Baxter, sa coéquipière depuis plusieurs années, a elle aussi un caractère bien trempé. Elle a tendance à constamment se cacher derrière son agressivité et son tempérament, ce qui fait que bien souvent elle aboie plus qu’elle ne mord.

Edmunds, petit nouveau, fraîchement débarqué du service de répression des fraudes, est un personnage que j’ai trouvé très attachant. Simple, posé, et cultivé, il est pour moi très intéressant. Tout comme Finley, leur patron.

Andréa, la journaliste et aussi accessoirement ex-femme de Wolf, est très présente dans l’histoire. C’est elle qui recevra la liste des prochaines victimes, et qui suivra les plus infimes détails de l’enquête pour relayer tout ce qu’elle peut aux médias. Autant dire que son personnage m’a franchement horripilé… Elle a beau s’en vouloir de faire ce qu’elle fait, elle le fait quand même. Les journalistes sont clairement décrits par l’auteur comme des vautours attendant qu’un cadavre fasse son apparition pour se jeter dessus. Ils n’hésitent pas à divulguer des informations censées restées secrètes, quitte à ce que cela nuise à l’enquête, juste pour leur petite célébrité personnelle.

Un tueur qui, au final, n’est pas assez présent. On comprend qui il est à la fin, et j’aurais aimé avoir des moments à sa place, dans sa tête. Je pense que cela aurait été un vrai plus pour ce roman.

Un rythme effréné et surchargé

Autant dire que six victimes ( enfin six parties de victimes ) assemblées par des coutures, et six autres victimes menacées de mort, ça fait beaucoup de morts pour un livre de moins de 500 pages. Je me suis vite sentie surchargée et perdue parmi tous ces noms qu’on me donnait, obligée des fois de revenir quelques pages en arrière pour bien me rappeler qui était qui. Entre les victimes à protéger, et trouver qui sont celles qui composent le cadavre retrouvé, on est vite perdus.

L’avantage de toute cette hécatombe, c’est que le livre est rythmé ! Aucun ennui, toujours une trouvaille, un nouvel indice, une action, une personne à protéger. Et boum ! Un retournement de situation, un imprévu… On ne souffle pas, jamais ! Mais que c’est bon un livre aussi rythmé !

Un ressenti globalement positif

Et oui, je le dis, ça a été une bonne lecture. Mais pas un coup de cœur non plus. Je crois que ce qui m’a surtout gêné, ça a été le style d’écriture. On ne comprend pas toujours exactement ce qui se passe, certaines actions vont trop vite et je me suis sentie perdue dans certains mouvements, ne comprenant pas ce que l’auteur faisait faire au personnage. Et je rajoute donc à cela la difficulté à cerner qui est qui, vu le grand nombre de personnages secondaires.

J’ai trouvé aussi que ce tueur était trop parfait et du coup certaines choses étaient trop invraisemblables. Dommage, car des meurtriers malins et machiavéliques on en croise beaucoup , mais celui-là l’est peut-être un peu trop.

Par contre les points positifs sont très nombreux. Le livre est rythmé , on ne s’ennuie pas, les personnages sont pour certains attachants, pour d’autres agaçants. On est vraiment embarqués dans l’action, à chercher à savoir qui a fait ça et pourquoi.

Je suis restée un peu sur ma faim à propos du final. Je m’attendais à un tout petit peu mieux, quelque chose de plus grandiose, à la hauteur de ce qui avait été fait avant. Mais non, j’ai pas eu le déclic et c’est dommage.

En bref …

Je n’ai pas vu passer les 450 pages du roman. On se laisse facilement embarquer dans cette histoire, peut-être légèrement surpeuplée, mais rythmée et entêtante. Un bon livre pour un jeune auteur qui nous montre ici de quoi il est capable et ce qu’il pourrait encore nous proposer par la suite. Bref, une bonne lecture pour moi. Le mieux étant de vous faire votre propre avis !

J’en parle en vidéo dans mon bilan lecture de mai !

ragdoll

 

 

 

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