Synopsis :

petite soeur la mortEn 1982, David Binder, jeune auteur que son éditeur a convaincu d’écrire un roman de genre, s’installe avec sa femme – enceinte et réticente – et leur petite fille dans l’ancienne maison d’une famille de planteurs, à Beale Station, Tennessee. La demeure n’a pas bonne réputation : un fantôme cruel et facétieux en a tourmenté les occupants au début du XIXe siècle, persécutant plus particulièrement la jeune Virginia. Sur la propriété, la pierre tombale de Jacob Beale est éloquente : « 1785-1844. Torturé par un esprit. » Il semblerait que le fantôme ait été une dame, et qu’elle rôde encore dans les murs. Or David s’est laissé envoûter par le lieu… La vie quotidienne, et conjugale, des Binder va s’en ressentir, jusqu’au drame.

 

Mon avis :

Difficile de parler de ce livre qui est très atypique et original. Je ne sais pas si j’ai aimé ou non, il laisse comme un goût étrange, on sait qu’on l’a lu mais on a besoin de temps pour le digérer et le décortiquer.

Une histoire compliquée autour de la maison

La maison sur cet immense terrain arboré est un personnage à elle seule. Elle est réputée hantée. Tous les locataires le disent. Ils entendent des bruits étranges, voient des gens que personne d’autres ne voit, ils sont sujets aux hallucinations et leur comportement change du tout au tout.

Dans le livre on découvre toute l’histoire de la bâtisse, depuis sa famille originelle, jusqu’à David Binder, dernier locataire que l’on suit beaucoup à travers les pages.

Il est auteur et cherche de l’inspiration. L’histoire de la demeure l’intéresse et il décide d’habiter les lieux avec sa femme et sa fille pendant plusieurs mois, pour s’imprégner au mieux de l’atmosphère et de l’endroit , et espérer sortir un livre qui restera dans les annales. Sauf qu’il ne se passe pas exactement ce qu’il avait prévu.

Une fin surprenante

Je pense n’avoir sûrement pas compris complètement la fin du livre. Un peu déçue par le fait qu’il n’y ait à mon sens pas vraiment de fin. J’ai eu du mal à cerner le sens de ce dernier chapitre. Pourquoi l’avoir mis la ? Est-ce vraiment une conclusion ? Je dois dire que du coup je suis restée un peu sur ma fin, je m’attendais sûrement à plus.

Le livre en soit est très surprenant. Il peut foutre les boules, mais très rarement. J’ai eu peur à l’idée que certaines choses arrivent, et au final elles ne sont pas arrivées. Déception du coup ? Oui, sûrement. Je m’attendais vraiment à plus de frissons.

Néanmoins l’histoire autour de cette bâtisse reste très intéressante et mystérieuse.

Une plume originale

Des dialogues incorporés dans le texte. Pas de tirets, pas de guillemets, juste un saut à la ligne pour débuter un dialogue. Je suis restée très perplexe, surtout au début, mais on finit par s’adapter et apprécier cette différence de style.

Le langage utilisé a aussi ses différences avec mes lectures habituelles. L’histoire principale autour de David Binder et sa famille, qui se passe pourtant en 1982, est racontée dans une ambiance très spéciale et pour le moins atypique.

Un ressenti global assez mitigé

Je pense que ce livre est fait pour des lecteurs avertis, qui n’ont pas peur de se lancer dans une lecture peu commune et originale. Bien que l’ambiance glauque soit présente et à la limite de l’étouffant, « Petite soeur la mort » reste pour moi un OVNI que je n’arrive pas à classer entre le thriller avec une touche de fantastique et à l’atmosphère des romans noirs.

Une lecture donc différente et originale que je n’ai peut être pas su prendre à sa juste valeur. néanmoins c’est une histoire très intéressante que j’aurais préféré voir creusée et développée de façon différente.

Je vous conseille de vous faire votre propre avis, et surtout n’hésitez pas à me dire votre ressenti dès que vous l’aurez lu.

Petite soeur la mort

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