Synopsis :

l'affaire isobel vinePour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative.

Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé.
Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions.

Une description rarement vue des rouages policiers. Une ville, Melbourne, personnage à part entière du roman. Une intrigue captivante. Et un antihéros plein de blessures intimes, misanthrope et obstiné, que l’on a envie de retrouver à peine la dernière page tournée.

Mon avis :

Pour moi, ce sera un avis plutôt mitigé sur ce roman de chez Sonatine. L’histoire est très intéressante, mais le rythme m’a laissée assez perplexe, même si, quand on lit un livre traitant d’une affaire classée il y a 25 ans, on se doute que le rythme ne sera pas très intense.

Une histoire au profil attirant

J’aime, que dis-je, j’adore le côté réouverture d’un dossier classé. Le fait de remonter sur le passé et d’interroger des personnes sur ce qui a eu lieu 25 ans plus tôt rend l’affaire très attractive. On se dit qu’en remontant la piste, ils vont forcément finir par trouver quelqu’un qui a menti, ou une piste qui n’a pas été explorée à la fin.

Surtout que bon, le jour où la mort d’Isobel a eu lieu, 4 flics étaient présents à sa petite fête organisée, dont un qui sera bientôt promu « super chef des policiers ». D’où le fait de réouvrir l’enquête, pour être sûr que ce flic soit blanc comme neige… s’il n’est pas impliqué évidemment.

Bref, donc l’enquête est ouverte et les deux inspecteurs vont tenter de percer les mystères de la mort d’Isobel, qui jusqu’alors a été considérée comme étant un suicide. Mais alors, l’enquête changera t’elle quelque chose… ?

Les personnages

Darian Richards ne fait pas partie de ces flics super réactifs qui passent leur vie à courir, taper, réfléchir, rebondir sur une déclaration, etc… Non c’est plutôt du genre calme, réfléchi, qui prend son temps avant de prendre des décisions. Et malheureusement le rythme du livre s’en fait ressentir. Moi qui ai l’habitude des flics du genre Sharko, Magne, et autres, je suis restée un peu sur ma faim.

Maria, la jeune flic qui l’accompagne n’a rien de très extraordinaire non plus. Relativement passive, elle se contente de suivre Darian et de poser les questions que le lecteur se pose, bien que son caractère soit assez affirmé.

Pour ce qui est des autres personnages, ceux qui se font interroger surtout, on se retrouve face à des murs menaçants, qui refusent le plus souvent de parler, qui maintiennent des versions préfaîtes pour éviter de reporter l’attention ou la culpabilité sur eux. On a plutôt l’impression de nager dans l’histoire, ça n’avance réellement que dans les 150 dernières pages.

Un rythme lent

Alors oui, c’est lent. L’histoire a du mal à se décanter, il faudra la moitié du livre pour n’interroger que deux personnes, et dois dire que j’ai soufflé à plusieurs reprises quand je rouvrais mon livre. Mais je n’ai pas pu arrêter ma lecture à cause de ça. J’étais curieuse, et j’avais envie avant tout de connaître la fin.

Bon je passe les moments de description de la ville de Melbourne ( Australie ), où à chaque rue dans laquelle marche notre personnage, il réussit à revenir sur une histoire de meurtres ou autre anecdote qui a eu lieu à cet endroit il y a 5, 10 voire 20 ans … C’est intéressant mais j’avais envie de lui dire d’avancer plus vite, qu’on s’en fout de tout ça, ça n’a aucun rapport avec l’histoire d’Isobel …

Bref, un rythme mou. Le problème c’est qu’on a envie de savoir qui l’a tuée au final et pourquoi … On s’attend à tout mais pas à la fin que l’auteur nous donne, ça je peux l’avouer !

Au final, une lecture sympa

Donc oui, je ne reviendrai pas encore là-dessus, le rythme est indolent. Mais ça ne gâche pas tout. Je pense que, dans un sens, rien ne servait aux personnages d’être pressés. En effet, l’enquête datait d’il y a 25 ans ! Tout ne tient qu’aux souvenirs des personnages encore présents. Je ne vais peut être pas dire que la lenteur était nécessaire, mais plutôt que je la comprends.

Un surplus de détail m’a fait souffler, les personnages sont doucement mis en place, pour que, enfin, tout commence à bouger à partir de la moitié du roman.

J’ai quand même su apprécier ma lecture, surtout vis-à-vis de l’histoire et de la raison de la mort d’Isobel. Je n’avais pas vu venir de ce côté-là, et je suis globalement heureuse que ce ne se soit pas limité au sujet qui revient régulièrement tout au long de la lecture. Pour conclure, j’ai apprécié même si je ne le conseille pas à ceux qui aiment les romans bourrés d’action et sans temps morts. Par contre, ceux qui sont des adeptes des longueurs avant un final détonant, ça vous plaira surement !

affaire isobel vine

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