Synopsis :

surtensionsCette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Mon avis :

Un vrai coup de cœur pour ce troisième tome de la trilogie du capitaine Victor Coste. Un roman qui clôture la trilogie d’une main de maître et qui malmène le lecteur jusqu’à la dernière page…

L’histoire

On découvre un peu la vie en prison, on suit quelques détenus. Entre forts et faibles, il y a un fossé. Les forts profitent des faibles et ne leur laissent aucun répit. Entre violences verbales et surtout physiques, sans compter le rabaissement constant, jusqu’au viol, l’humiliation suprême, certains détenus en bavent beaucoup.

On rencontre ensuite un père de famille, qui rentre chez lui et découvre quatre personnes qui menacent les gens qu’il aime. Il doit faire quelque chose pour eux sinon sa famille mourra.

Et puis on est embarqués par l’équipe du capitaine Victor Coste, qui sent le ras-le-bol approcher, et qui va devoir faire face à un sac-de-nœuds géant, entre braquages, prisonniers libérés, pédophiles en liberté, et j’en passe.

Un point final à la trilogie

Olivier Norek l’a dit lui-même, il ne clôture pas définitivement les histoires de ses personnages principaux, mais il prend du recul avec eux en attendant de trouver LE truc, l’enquête parfaite pour les faire revenir. Après ce qu’ils vivent dans « Surtensions » je pense qu’ils ont le droit de souffler, mais même si cette trilogie est finie, je sais que je serai heureuse de les retrouver dans leur prochaine affaire.

Il a su finir cette trilogie par un roman époustouflant ! L’enquête, en plus de s’imbriquer parfaitement entre tous les protagonistes, nous prend aux tripes et nous emmène dans des recoins de notre esprit, nous met face à des dilemmes où on se demande comment nous, nous aurions agi à la place de ces personnages. On est complètement happés, embarqués, immergés à travers les pages et les mots.

Touchés en plein cœur

Dès le prologue, la donne est faite. Quelqu’un va mourir. Victor Coste est chez un psychologue et doit se confier, raconter comment tout ça est arrivé, comment un membre de son équipe est mort… Autant dire que, quand on suit des personnages tels que Johanna, Sam et Ronan, qu’on s’y attache comme si on les connaissait, qu’on connait leur passé, leur vécu, et que dès le prologue on apprend que l’un d’entre eux va mourir, on sait qu’on va morfler. Et en effet, on s’en prend plein la tronche pendant 500 pages. On sait que la fin va être difficile à supporter, on sait qu’on va en vouloir à l’auteur de nous faire ça, de leur faire ça, mais on y va, on ne les laisse pas tomber, et on se bouffe le bouquin sans réfléchir.

On sait que Coste va en pâtir, car c’est une éponge. Il fait le fort, mais au final c’est toujours le premier à souffrir, même quand il ne connaît pas les victimes. Il est déjà dans cet état d’esprit de ras-le-bol dès le début, et toute cette tension ne fera qu’en rajouter. Il ne supporte plus toutes ces morts, toutes ces peines. Et cette mort ultime, celle qui va le toucher comme il ne l’a jamais été, va aussi nous toucher, nous. Nous, pauvres lecteurs que nous sommes à faire confiance à cet auteur pour nous embarquer à travers un imbroglio de sensations et de tourments, nous ne sommes pas au bout de nos peines avec « Surtensions ». Olivier Norek a su utiliser toute sa sensibilité pour la faire ressentir à travers chaque mot, chaque action, et on sait qu’il a su toucher notre propre corde sensible pour des personnages qui ne sont que fictifs. On a vécu avec eux pendant 1500 pages, on les a suivis à travers la trilogie, dans les bons et les mauvais moments et son point final nous laisse un goût amer, celui de la tristesse.

Un coup de cœur formidable

En bref, on ne peut qu’aimer ce bouquin. Les enquêtes sont terriblement bien pensées et construites. L’intrigue est menée d’une façon exceptionnelle le long d’un fil rouge qu’on suit sans détour. Les personnages sont ce qu’ils ont toujours été : bons, drôles, joyeux, solaires, et forts.

Le bouleversement qu’on a en lisant ce troisième tome est double. D’une part, on en est victimes par cette vie qu’il enlève, qui va laisser un vide dans l’équipe. Olivier Norek savait qu’il taperait fort en faisant ça, et il a réussi. Et d’autre part, on sait qu’on quitte les acteurs de ces enquêtes pour un long moment. On ne sait pas quand ils reviendront, on ne sait qu’une chose, c’est qu’ils vont nous manquer.

Une trilogie que j’ai découverte il y a peu de temps, et que je n’ai pas pu lâcher. Ça a été une vraie révélation pour moi, j’ai découvert un style et une plume qui m’ont emballée et bouleversée. Une révélation que je ne peux que partager avec vous et vous conseiller à lire absolument.

 

Petit supplément :

Lors de la sortie de Surtensions en Mars 2016, Olivier Norek a réalisé une Interview de près de 40 min pour les déblogueurs de la griffe noire. Je l’ai trouvé très instructive et intéressante. J’en profite donc pour vous la partager.

 

surtensions

 

 

 

 

Publicités