Synopsis :

noire providenceAlors qu’une étrange comète s’approche de la Terre, au Vatican, un mystérieux colis est livré au préfet des Archives secrètes ; à l’intérieur, un crâne humain gravé de phrases en araméen ancien et un livre relié en peau humaine.

Un test ADN révèle qu’il s’agit de la peau de Gengis Khan, le grand conquérant mongol dont la tombe disparue contiendrait d’inestimables trésors parmi lesquels une croix au pouvoir surnaturel.

Au même moment, un satellite d’exploration américain s’écrase en mongolie après avoir envoyé une ultime photo montrant la côte Est des États-Unis intégralement détruite.

Toute la Sigma Force se mobilise das une course contre la montre pour retrouver le satellite et la croix sacrée afin d’empêcher le déclenchement de l’apocalypse annoncée.

Mais alors que la comète se fait de plus en plus menaçante, un ennemi aussi invisible qu’implacable semble bien décidé à les tenir en échec, quitte à ce que le pire se déchaîne.

 

Mon avis :

James Rollins n’en est pas à son coup d’essai, et ça se sent. Écrit d’une façon très cinématographique, l’action est le mot d’ordre et nous poursuit de la première à la dernière page. Un mélange de Dan Brown et de Jason Bourne, « Noire Providence » sait garder son côté scientifique très appréciable .

Un peu d’histoire

Une comète qui manque de s’écraser sur Terre, un crâne mystérieux, et la physique quantique…

Des chercheurs en astrophysique essaient de capter l’énergie sombre d’une comète qui doit effleurer la Terre. Les satellites de proximité réussissent à piéger suffisamment d’énergie sombre pour se faire griller les ailes, et un d’entre eux s’effondre sur Terre. Avant de déconnecter, il a envoyé une photo à la base d’astrophysique : toute la côte Atlantique des États-Unis ravagée et en proie aux flammes.

En parallèle à ça, Monsignor Vigor Verona, gardien de la salle des Archives du Vatican, reçoit un crâne étrange, avec un livre relié de peau humaine, envoyé par un vieil ami qu’il croyait mort depuis 10 ans. Sauf que quelqu’un d’autre veut aussi le récupérer, et sera prêt à tout pour ça !

Ces deux histoires vont se mêler, jusqu’à se réunir en un dénouement puissant.

 Tout est question de physique quantique

Le gros mot qu’on voit réapparaître dans tout le livre : physique quantique.

On en entend parler lors du passage de la comète, mais aussi lors du crash du satellite, lorsqu’ils parlent de l’esprit humain ou de l’attraction de cette mystérieuse croix.

Ayant arrêté les études depuis pas mal d’années, j’avais peur d’être perdue au milieu de tous ces termes scientifiques, et ben pas du tout ! L’auteur a cette capacité de vous expliquer quelque chose d’hyper compliqué, super simplement. Et en plus de façon très intéressante. On découvre des choses au fil de notre lecture. Oui, soyons honnêtes, la physique quantique et autres phénomènes, ce n’est pas à la portée de tous. Et pourtant, en lisant ce livre, on a l’impression que si ! Alors bien sûr, tout ne tourne pas autour de ça, mais c’est un thème récurrent, et foutrement intéressant qui nous est servi à travers les pages.

L’Histoire, avec un grand H

Et oui, c’est aussi  pour ça que ce livre m’intéressait, ce mélange de Dan Brown et de Benjamin Gates que j’aime beaucoup, qui mêle aventure et intrigue historique. Et je n’ai pas été déçue. Ici pas question de Léonard de Vinci, ni de bureau du président des États-Unis, mais plutôt de Saint Thomas, d’Attila, de Gengis Khan ( un grand conquérant Mongol ). Un mélange d’histoire de tous horizons, de Rome jusqu’aux confins de la Mongolie, en passant par la Corée du Nord, et la Mer d’Aral et au Kazakhstan.

 

mer aral
Mer d’Aral, qui est maintenant asséchée…

Autant dire qu’on voyage et franchement j’ai aimé ça. Les paysages sont décrits mais sans surplus. Un rite itinérant pour nous plonger dans cette recherche d’une solution pour éviter la collision de la comète avec la Terre…

Des difficultés au début … mais seulement au début !

Arf, j’ai vraiment eu du mal à me mettre dans le bain. J’ai même du poser le livre pendant quelque jours, car je n’accrochais pas … J’espérais un livre avec des faits scientifiques, ou religieux, et je me retrouvais dans un livre d’action ou une Eurasienne cherchait sa mère depuis plusieurs années… Sauf qu’ils se faisaient attaquer, ça partait dans tous les sens, à chaque nouvelle situation un rebondissement, une échappatoire, bref, ça n’en finissait plus, je n’en voyais pas l’intérêt et je commençais à me lasser. Certains aimeront, j’en suis consciente, mais ce n’était pas ce que j’attendais du roman.

En plus on nous propulse dans cette histoire avec une foule de personnages différents. Des femmes, des hommes, tous un peu différents, tous spéciaux à leur façon, mais quand c’est comme ça, on est un peu perdus … Un surplus d’information tue l’information.

Et puis on s’accroche à ces petits paragraphes où on découvre le crâne, le livre en peau humaine, la croix, les différents endroits à explorer, on est embarqués dans cette chasse aux trésors, et là , les scènes d’action sont utiles, agréables, elles donnent du rythme.

Pour résumer, une première partie qui m’a un peu déplu, environ 30 %, pas plus, et seulement quelques passages. Par contre, la suite est clairement passionnante. Je l’ai lu d’une traite et j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. On espère que tout le petit groupe réussira à sauver la fin du monde, malgré toutes les forces qui jouent contre eux. *

Une bonne lecture

Si on passe outre ces premiers paragraphes avec lesquels j’ai eu du mal ( et encore une fois, c’est car je trouvais qu’il y avait trop d’action, ce qui peut plaire à certains ), ça a été une excellente lecture. Le côté scientifique relié au côté historique m’a beaucoup plu. Une fois qu’on a retenu qui était qui, on s’attache aux personnages, on veut les voir réussir, puiser dans leurs réserves pour survivre et atteindre leur but. On est vraiment embarqués avec eux et on apprécie beaucoup la lecture et l’énigme autour de ce crâne, de ce livre et de cette croix.

noire providence

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