Editions Milady Thriller – date de parution le 22 septembre 2017 – 327 pages

Synopsis :

Soul-of-LondonLondres, hiver 1892. Depuis qu’il marche avec une canne, l’inspecteur Henry Wilkes en est réduit à traquer les tueurs de chiens dans les tunnels du métro. Billy Bennett, un gamin des rues, l’assiste dans cette tâche. Quand Alice Pickman, une jeune femme de la bonne société, lui demande de rouvrir l’enquête sur la mort de sa sœur, Wilkes ignore qu’il s’engage en terrain miné. En digne héritier de Sherlock Holmes, il veut dissiper le fog qui plombe la ville de Jack l’Éventreur, mélange de charbon, de mensonges et de perversion. Le corps sans vie d’une enfant, retrouvée le crâne ouvert dans un souterrain, va rapprocher les deux affaires…

 

Mon avis :

Embarquez pour les rues de Londres en 1892, quelques années après les terribles meurtres de Jack L’Éventreur. Londres tremble encore de son passage, mais les enquêteurs doivent faire face à d’autres tueurs tout aussi machiavéliques.

L’histoire

Henry Wilkes, flic désœuvré ne s’occupant plus d’affaires importantes, il résout tant bien que mal des petites affaires sur la disparition des animaux ou des SDF. Il a beau être considéré comme étant un excellent élément, sa boiterie en fait surtout un inspecteur relégué aux bureaux et petites affaires. Billy Bennett, jeune garçon qui le suit partout, dans ses enquêtes et dans la vie, l’accompagne et l’aide de son mieux grâce à ses talents de dessinateur.

Alice Pickman, jeune femme de la bourgeoisie londonienne, vient demander l’aide à Henry pour comprendre ce qui vraiment arrivé à sa sœur, soit-disant tuée pour les beaux bijoux qu’elle portait dans un quartier sombre et dépravé de Londres. Mais Alice n’en croit pas un mot et Henry et Billy vont devoir remonter la piste et tenter de comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. En parallèle, ils se voient confier la découverte de cadavres de chiens dans les souterrains de Londres. Rien de bien extraordinaire, jusqu’à la découverte du corps d’une fillette au même endroit et décédée de la même manière : un coup à la tête suffisamment violent pour laisser apercevoir le cerveau…

Une plongée dans le Londres des bas fonds

Le mythe de Jack L’Éventreur a énormément fait parler de lui car les crimes étaient monstrueux et commis en surface. Mais quid de tout ce qui se passe dans les souterrains inexplorés de Londres ? Gaëlle Perrin-Guillet y met son nez et nous plonge avec magie dans ces bas fonds méconnus.

Bien sûr, tout n’est que fiction, mais la plongée dans cette époque, en ces lieux repoussants et rarement mise en avant dans les romans, en fait un livre qui nous sort de nos habitudes de lecture et nous permet de prendre connaissance qu’il existe un Londres sous Londres. Un labyrinthe de tuyaux et de boyaux, à demi sous les eaux, bercé par le métro londonien. Un lieu donc rarement évoqué et qui recèle pourtant de coins et de recoins mystérieux et propices aux crimes les plus affreux.

Une ambiance donc extraordinaire, que l’auteure a su ici mettre en avant, tant par le rapport historique que par la diversité sociale. Et celà on s’en rend bien compte lorsque notre enquêteur principal Henry Wilkes échange ses beaux vêtements contre des vieilles loques usées et trouées, lui ôtant ainsi par la même occasion, l’accès aux fiacres : qui voudrait d’un miséreux ? Une atmosphère donc sombre et triste que ce soit en surface ou dans les souterrains, peu importe le rang social du personnage. Londres est dans une période de crise, et toute l’humanité semble partir à vau-l’eau.

Une très bonne lecture !

Excellent ressenti pour ce premier tome des aventures de Henry Wilkes et Billy Bennett. J’aime retrouver cette période très sombre de Londres, où la misère et la bourgeoisie se côtoyaient tous les jours sans pour autant se mélanger, où les pavés des rues laissaient passer les fiacres et coursiers, où l’ambiance froide était de rigueur. J’aime cette période et Gaëlle en a fait un excellent moment de l’histoire pour ces deux personnages.

On s’y croirait presque. Le changement des rues, les déplacements, les dialogues. Tout est fait pour nous plonger dans ce Londres de 1892. Les personnages sont gentils, doux et malins. Très agréable à lire, le style est fluide et addictif, ce qui rend clairement le roman très intéressant et immersif. Aucun ennui, une énigme qui nous emmène mais qui, à aucun moment, ne nous laisse apercevoir la fin que l’auteure nous avait décidée. J’ai été agréablement surprise et scotchée par cette révélation, qui termine en beauté ce premier tome très prometteur.

Dans l’attente du second tome qui sortira d’ici quelques mois ….

soul of london

Mon avis en vidéo :