« Le colis » de Sebastian Fitzek

Éditions L’Archipel – Parution le 06 Mars 2019 – 308 pages

Synopsis :

le colisDepuis qu’Emma Stein a été violée dans une chambre d’hôtel, la jeune psychiatre est incapable de sortir de chez elle. Elle a échappé à un psychopathe que la presse surnomme « le coiffeur » pour son obsession maniaque à scalper les jeunes femmes qu’il tyrannise, avant de les assassiner sauvagement.
Désormais, elle vit dans l’angoisse de croiser sa route à nouveau et croit le reconnaître en chaque homme qu’elle rencontre… bien qu’elle n’ait jamais pu voir son visage.
Il n’y a qu’un seul endroit où elle se sente en sécurité : sa maison en bord de lac, dans la banlieue de Berlin. Jusqu’au jour où le facteur lui demande d’accepter un colis pour son voisin. Un homme dont elle n’avait jamais entendu parler, bien qu’elle vive dans sa rue depuis des années…

 

Mon avis :

Lu en lecture commune avec Katia ( du blog « Encore un livre« ), ce roman m’a laissé un ressenti plutôt mitigé, avec du bon et du moins bon. Premier roman de Sebastian Fitzek auquel je m’attaquais, j’ai remarqué un style assez dur, mais par contre c’est très rythmé!

Faire un avis mitigé sur un roman n’est pas chose facile. C’est bien souvent un ressenti global et on a du mal à dire ce qui nous a gêné, ce qui nous a plu, parfois même les deux à la fois.

L’histoire et les personnages

Pour moi, l’histoire recèle beaucoup trop d’invraisemblances. C’est complètement fou, j’ai presque eu l’impression qu’il cherchait à combler les 250 premières pages avec tout ce qui lui passait par la tête, quitte à provoquer un sentiment de folie et de perdition chez le lecteur, ne sachant plus démêler le vrai du faux, ne comprenant plus forcément tout ce qui se passe, laissant un tas de questions sans réponse.

J’ai trouvé les personnages assez antipathiques. Emma, qui est quand même le personnage central donne l’impression qu’elle est timbrée ( jeu de mots facile !! ), elle ne sait plus ce qu’elle fait, ni ce qu’elle voit, même si on finit par comprendre (une partie en tout cas) à la fin. D’une manière générale, les personnages ne sont pas creusés, ils sont là comme des silhouettes en carton, ils ne donnent pas l’illusion d’être vivants et du coup, peut être aussi à cause du langage, je n’ai rien ressenti. Je n’ai pas eu d’émotions car je n’avais pas l’impression qu’ils en avaient.

Le rythme et l’ambiance

Les phrases sont courtes et traitent de faits et gestes. On est quasi constamment dans de l’action, ce qui m’a aussi au bout d’un moment donné le tournis. J’affectionnais particulièrement les romans qui bougeaient, mais ici j’ai été prise dans un tourbillon entraînant. C’est un fait : ce roman se bouffe tout seul ! Ça bouge tellement qu’on est pris dans le flux et qu’on veut au moins connaître le dénouement, découvrir si elle hallucine ou non, qui, quoi, quand, pourquoi ? Tant de questions qui nous taraudent. Et pourtant plusieurs qui restent vagues à la fin.

L’ambiance n’a pas vraiment le temps de se poser. J’ai juste eu l’impression d’être aussi folle qu’Emma, je ne comprenais pas tout, je ne saisissait pas pourquoi les objets apparaissaient puis disparaissaient, tout comme les personnages qui sont là pour ne rien apporter et d’autres qui réapparaissent d’une façon complètement inattendue et inutile. Un maelstrom de folie ! Certains retournements de situation en sont risibles, et pourtant on s’accroche et on veut savoir. Peut-être est-ce là la force de ce roman ? Ce suspense tenu jusqu’au bout, malgré le côté complètement abracadabrantesque de l’histoire ?

En bref

Emma est folle, du moins c’est ce qu’elle croit et son entourage aussi. Depuis toute petite elle avait des problèmes, elle est maintenant psychiatre. Et pourtant, quand c’est elle qui voit ses troubles augmenter et se développer suite à une agression, elle ne sait plus quoi faire. Son entourage pense qu’elle est folle, elle voit des objets apparaître et disparaître, elle n’est même plus sûre des gens à qui elle parle, ou qu’elle voie. Le lecteur sombre dans la folie, espérant voir la lumière au bout du tunnel.

Une histoire remplie d’invraisemblances, mais aux scènes d’action qui s’enchaînent. Des personnages antipathiques, dénués d’émotions, laissant peu de place au lecteur pour tenter de s’identifier ou de s’attacher. Et pourtant, l’auteur réussit à attiser la curiosité, misant tout sur la psychologie d’Emma, ses peurs et ses doutes.

Le ressenti global est plutôt mitigé. Je l’ai bouffé, lu très rapidement, c’est rondement mené, vif et rythmé. On tourne les pages à une vitesse folle. Et pourtant, tout cela m’a semblé trop lointain et farfelu pour que ce soit plausible ou au moins un peu réel. Trop de moments d’égarement de l’auteur qui se ressentiront à la lecture, ne comprenant pas l’intérêt de certaines scènes.

Il peut plaire au plus grand nombre, et je pense d’ailleurs tenter « Passager 23 » très prochainement, pour essayer de comprendre comment il tourne ses histoires. J’espère que vous aurez l’occasion de vous faire votre propre avis sur ce roman !

 

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Une réflexion sur “« Le colis » de Sebastian Fitzek

  1. Pingback: Bilan Lecture Mars 2019 – Un bon livre à lire

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