« La fille de Kali » de Céline Denjean

Éditions Marabout – Parution le 01 Novembre 2016 – 504 pages

Synopsis :

la fille de kali.jpgToulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?

Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…

Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide,  mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…

 

Mon avis :

Quand fureur dévastatrice se conjugue au féminin… « La fille de Kali » est un des rares polars à mettre en scène une tueuse en série ! Et wahooouuu, que c’est bon, c’est brut, c’est machiavélique et puissant. J’irai même jusqu’à dire plus impressionnant qu’un tueur en série masculin !

« La fille de Kali » c’est avant tout l’histoire d’une petite fille, rejetée par sa mère, haïe par la femme qui l’a mise au monde, qui la rejette et qui en fait une enfant non seulement malheureuse, mais aussi blessée, à la recherche d’elle-même et de celle qu’elle doit être.

Ce roman s’est imposé à moi après la lecture de « Le cheptel » de Céline Denjean. J’y ai découvert une plume à la fois dense, acérée, et fluide. Une superbe découverte, car aucune information n’est superflue. Tout est logique, s’emboîte à la perfection et vous laisse sur le carreau, allant de rencontres en découvertes, de génie en créativité.

Il faut savoir que « Le cheptel » est le second roman mettant en avant Eloïse Bouquet. J’ai donc fait le choix de m’attaquer au premier, qui est donc « La fille de Kali ». En soit, l’ordre ici n’a que peu d’importance. L’évolution des personnages entre les deux romans n’est pas importante. En tout cas, ça ne m’a pas dérangée dans ma lecture. J’ai donc retrouvé avec un immense plaisir l’équipe d’Eloïse Bouquet, à ses débuts, quand elle devait insister auprès de ses supérieurs pour se faire confier une grosse enquête. Mais on va aussi rencontrer Amanda Kraft, aux dents plus acérées qu’un grand requin blanc, journaliste de métier, ainsi que Danny Chang, détective privé. Tous trois vont remonter une piste qui finira par s’entremêler autour de la fille de Kali …

Eloïse est un personnage auquel on s’attache facilement. Elle a une carapace très solide, qui l’empêche de s’ouvrir aux autres. Elle a du mal à accorder sa confiance, et malgré tout cela, la capitaine de gendarmerie s’avère être une coéquipière incroyable. J’aime son sarcasme, son humour bien souvent noir et décalé, ses répliques cinglantes et ses regards prêts à vous glacer le sang. Elle doit faire ses preuves dans un métier où les hommes s’imposent et ont du mal à accepter la présence féminine. On sent qu’elle a besoin d’en faire plus que ses collègues masculins pour impressionner, mais aussi gagner la confiance de ses supérieurs.

Vous allez devoir affronter dans ce roman quelque chose auquel vous n’êtes surement pas prêts. Les femmes ne sont pas juste adeptes de l’empoisonnement et des méthodes douces quand il s’agit de donner la mort. Elles peuvent être absolument redoutables, et tout aussi violentes que leurs collègues masculins. J’ai rarement vu de mises en scènes macabres si impressionnantes et sanglantes. Les détails ne sont pas là pour vous écœurer ou vous dégoûter, ils sont nécessaires à l’histoire !

Depuis que j’ai découvert la plume de Céline Denjean, j’ai tendance à la classer parmi les incontournables du polar français. Sa qualité d’écriture est incroyable, tout comme la densité et la complexité de son intrigue. De plus, je tiens à rajouter d’un point de vue plus personnel, que c’est une auteure en or, bourré d’un humour noir extraordinaire. Une très belle rencontre à faire si vous la croisez en salon !

« La fille de Kali » est indéniablement un roman original, où le regard féminin de l’auteure a, à mon sens, beaucoup d’importance. Elle a su explorer la psychologie féminine ( qui est quand même très complexe ) et la développer, tant pour sa tueuse, que pour Eloïse Bouquet ou Amanda la journaliste. Elle en a fait des personnages profonds, et entêtants, qu’on n’est pas prêts d’oublier.

Un roman remarquable, à mettre entre toutes les mains !

 

Lu en LC ( comprenez lecture commune ) avec mon amie Clémence du blog Les lectures de Clémence, bien que pour le coup j’ai quand même mis beaucoup plus de temps qu’elle pour le lire . Vous pouvez donc retrouver son avis en chronique sur son blog en suivant ce lien : La fille de Kali 

Et en bonus, une photo de nous trois au salon de Templemars 🙂

clem, celine et moi.jpg

2 réflexions sur “« La fille de Kali » de Céline Denjean

  1. Pingback: La fille de Kali, de Céline Denjean. – Les lectures de Clémence

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