« Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury

Édition Folio SF – Avril 2001 – Page 236

Synopsis :

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis :

Parler de ce roman va être assez compliqué pour moi. J’ai aimé sans aimer. J’ai été séduite tout en étant soulée. Happée et ennuyée. Non, vraiment, je n’arrive pas à me décider si j’ai aimé ou pas. Alors tenez-vous bien, ça risque d’être difficile à suivre…

Tout d’abord, j’ai été attirée par le synopsis. Ou peut-être était-ce pile le bon moment de sortir ce roman, au vue de la situation actuelle ( librairies fermées à cause du virus, livres jugés non essentiels par le gouvernement ) où j’avais juste l’impression que le gouvernement cherchait à nous empêcher un accès à la lecture. Fahrenheit 451 nous plonge dans une époque où les livres sont devenus des ennemis de l’humanité. Ils sont cherchés, détruits, brûlés. Lire un livre est passible de poursuites ! Autant vous dire que j’avais juste l’impression qu’on en était exactement à ce stade…
Dans cette lecture, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres ainsi que les maisons de ceux qui en ont la possession… Après tout, pourquoi lire ? Alors que ce qui se passe à la télé est tellement plus passionnant ? Un visionnaire ce Ray, je vous le dis moi ! Allez, avouez, vu comme ça, c’est tentant, ça met la puce à l’oreille … Et bien oui, c’est ce qui s’est passé pour moi, j’ai eu envie de le lire et de voir ce qu’un roman publié en 1953 pouvait bien penser du futur de la société. J’ai été surprise de voir à quel point tout ça est entièrement prévisible…

Ce roman a le don de nous faire réfléchir. Déjà, d’une façon certaine, à la façon dont on imaginait les sociétés futures il y a un demi-siècle. Et autant vous le dire, ça fout les boules ! Quand un roman publié en 1953 vous annonce que la lecture va disparaitre, au profit d’une population qui passera son temps à rire devant des émissions sans queue ni tête à la télévision et qui croira tout ce que les chaînes d’informations annonceront, autant vous dire que ça ressemble vachement à 2020… ( le virus en moins) . J’ai été impressionnée de voir à quel point l’auteur pouvait déjà comprendre la société de l’époque et avoir une idée assez précise. Alors oui, vous allez me dire que c’est une fiction (je sais, je sais), et au final, Mr Ray Bradbury, il pensait sûrement pas taper si juste avec son poche de 230 pages, et pourtant… Je dois dire que c’est principalement ce côté visionnaire qui m’a marqué et qui a fait que j’ai adhéré au point d’avoir ce besoin de le finir, de savoir comment il clôturait son histoire.

Par contre ( et bien oui, il y a du négatif, je vous ai prévenu dès les premières lignes ), je ne me suis absolument pas attachée aux personnages que j’ai trouvé un peu « mou du genou », trop niais, crédules, et vraiment tordus. C’est peut-être d’ailleurs ça le problème. Je n’arrive pas à me dire que la mentalité de la société pourrait régresser à ce point, mais en fait j’en suis à me dire que c’est pourtant possible. Il y a tellement d’horreurs partout dans le monde, avons-nous réellement évolué ? Et au final, je pense que l’auteur s’est beaucoup inspiré des mentalités de l’époque pour ses personnages. Il ne les a pas réellement fait évoluer. Ce qui n’en est que plus inquiétant…
J’ai aussi trouvé l’histoire un peu trop tirée en longueur, et pourtant c’est un petit roman. Je me suis ennuyée, et même si certains échanges sont intéressants et constructifs, clairement une bonne partie du livre m’a vraiment paru rébarbatif et soporifique. Il suffit de savoir que j’ai mis près d’un mois et demi pour en venir à bout … ( Oui oui, 230 pages en poche … ) Alors, je suis heureuse de l’avoir fini, même si en soit la fin est à la hauteur du reste et clôture bien l’histoire, mais je sais pas … Je reste sur ma faim. L’impression qu’une grande quantité de questions a été soulevée mais qu’au final on n’obtient que peu de réponses. Une histoire qui fait réfléchir donc…

En bref, c’est un roman qui m’a fait sortir de mes habitudes, de ma zone de confort. J’ai fait le choix d’y aller, de le sortir pour la première semaine du Black November, en me disant qu’il irait vite et que je pourrai facilement béquiller les autres ensuite… Ouais, bon, pour le coup, ça a été plutôt l’inverse, et les 9 romans que j’avais préparé pour le challenge sont repartis il y a quelques jours dans ma PAL, en attente de lecture…
Un roman lent, assez inintéressant sur la forme, mais le fond rattrape bien et nous permet de réaliser des choses auxquelles ont ne fait plus attention avec le temps, des choses qui nous paraissent anodines et qui pourtant montrent sans ambiguïté à quel point la société régresse au lieu d’évoluer. En serait-elle arrivée au stade extrême, , n’ayant pas d’autre choix que de régresser ?
Si vous aussi vous êtes curieux, je vous conseille fortement de ne pas passer à côté de ce roman, qui est il me semble, un grand classique de la SF.

Bonne lecture !

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