« Te tenir la main pendant que tout brûle » de Johana Gustawsson

Éditions Calmann-Levy – Parution le 6 Octobre 2021 – 353 pages

Synopsis :

Lac-Clarence, Québec, 2002. Maxine Grant, inspectrice et mère célibataire dépassée, est appelée sur une scène de crime affreuse. L’ancienne institutrice du village, appréciée de tous, a massacré son mari, le lardant de coups de couteau.

Paris, 1899. Lucienne Lelanger refuse d’admettre la mort de ses fi lles dans un incendie. Elle intègre une société secrète dans l’espoir que le spiritisme et la magie noire l’aideront à les retrouver.

Lac-Clarence, 1949. La jeune Lina vit une adolescence mouvementée. Pour la canaliser après l’école, sa mère lui impose de la rejoindre à la Mad House, la maison de repos où elle travaille. Lina y rencontre une étrange patiente, qui lui procure des conseils pour le moins dangereux…

Mon avis :

Époustouflant.
Incroyable.
Excellent.
« Te tenir la main pendant que tout brûle », le quatrième roman de Johana Gustawsson, est tout cela et bien plus encore. Elle m’a scotché pendant près de 350 pages, complètement agrippée à ces pages, absorbée par l’histoire, attachée aux personnages, enveloppée dans cette bulle que j’avais l’impression qu’elle m’emmenait découvrir, en me tenant par la main …

Cette histoire est celle de trois femmes, de trois époques différentes.
Lucienne en 1899, qui pleure la mort de ses deux filles dans l’incendie de sa maison de maître en plein cœur de Paris, à la belle époque.
Lina en 1949, jeune fille d’une quinzaine d’année qui va rencontrer une vieille femme étrange dans la maison de repos dans laquelle sa mère travaille.
Et puis Maxine, en 2002, inspectrice au Québec, qui va être appelée à travailler avec Gina, une psychologue réputée, sur une scène de crime affreuse.

Je pense que tous les romans de Johana Gustawsson me font le même effet. Elle a une capacité incroyable à nous emmener dans son sillage, à arpenter le Temps et l’Histoire, l’horreur et l’incompréhensible, l’amour et l’amitié, comme personne. En plus d’être fine psychologue et de savoir pousser la psychologie de ses personnages à leur maximum, elle est suffisamment emphatique pour nous faire aimer ses personnages au point d’en pleurer avec eux, pour eux. Mais celui-ci a été une surprise, car bien que j’ai retrouvé sa construction des chapitres et l’entremêlement du passé et du présent, j’ai été encore plus captivée que dans ses précédents. Elle oscille sans vergogne entre le roman noir, psychologique, le thriller, le polar, le tout avec une plume digne des plus grands. Magnifique !

J’avais peur de quitter Castells et Roy, les deux partenaires féminines de ses trois premiers romans. Et puis en fait non. J’ai aimé Maxine et Gina au moins autant qu’elles, et j’ai vécu leur histoire au gré des pages, savourant, admirant le talent, me laissant me faire embarquer sans retenue dans cette histoire de folie. Cette rencontre avec ses personnages a été magique. Un coup de foudre. Elles sont belles, touchantes, intelligentes. Fonceuses et courageuses. Ce sont des femmes fortes, captivantes et surprenantes. Je les ai aimé, du début à la fin, ressentant toutes les émotions à leurs côtés.

Je ne pensais pas que ce soit encore possible mais la plume de l’auteure s’est encore affinée, toujours plus précise, capable de donner un maximum d’informations en un minimum de mots. Ne laissant pas d’autre choix au lecteur que la suivre dans son récit. Vous allez découvrir trois vies, de trois femmes bien distinctes, séparées par des demi siècles d’Histoire. Rien ne les relie. Et pourtant… Johana va tisser une toile dans laquelle elle va nous prendre au piège, nous poussant à lire toujours plus de pages, jusqu’à tomber sur un enchainement de révélations surprenantes et complètement imprévues. J’aurai tellement voulu que ce moment s’éternise, que cette jubilation au moment où tout s’éclaire, où tout s’emboîte à la perfection, jusqu’au moment final, dure plus longtemps. J’ai été éblouie par l’inventivité et la créativité de l’auteure et la puissance de son récit.

J’ai voulu rédiger cet article à chaud parce que ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas ressenti ça à la lecture d’un roman, et que j’avais besoin d’exprimer tout ce que j’avais ressenti. C’est toujours délicat de choisir les bons mots, et cet article est loin d’être parfait, mais il a été écrit avec le cœur et l’émotion du moment. Je vous le dit comme je le pense. Ce livre est un bijou, une pépite de cette rentrée littéraire. Vraiment. Ne passez surtout pas à côté !

Gros coup de cœur pour ce roman incroyable !

2 réflexions sur “« Te tenir la main pendant que tout brûle » de Johana Gustawsson

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