« Quand nos souvenirs viendront danser » de Virginie Grimaldi

Éditions Fayard – Parution le 2 mai 2019 – 360 pages

Synopsis :

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Mon avis :

Lire un roman de Virginie Grimaldi était un pari risqué. On entend de tout et de rien. De l’excellent et de la mièvrerie. Des gens qui adorent, d’autres qui détestent. Mais ayant eu un avant goût avec ses « Chère Mamie » et « Chère Mamie au pays du confinement », sous un format un peu carte postale, que j’avais vraiment adoré. Alors j’y suis allée. J’ai pris celui dont le résumé me plaisait le plus, j’ai soufflé un grand coup, et j’ai ouvert le roman. Il ne m’a fallu que deux pages pour décider que je ne lâcherai pas ce roman avant de l’avoir fini… À peine commencé, je l’aimais déjà…

Dans l’impasse des colibris, il y a 6 maisons. Elles sont occupées depuis 60 ans. Toujours par les mêmes personnes. Ce sont des gens qui ont vieillis ensemble, qui ont créé des souvenirs à cet endroit, bons ou mauvais. Qui ont survécu aux mariages, aux divorces, aux enfants qui naissaient et qui grandissaient. Qui partageaient leur vie ensemble depuis plus d’un demi-siècle. Mais leur quiétude apparente ne sera bientôt qu’un lointain souvenir. En effet, le maire a décidé de raser cette impasse des Colibris, afin d’en faire un parking pour la future école, et demande donc aux habitants de ce charmant endroit de faire leurs valises et de partir. Sauf que ce petit groupe de personnes âgées ne va pas se laisser faire et à près de 80 ans chacun, ils vont tout tenter pour garder leur petit coin de paradis, nid de tous leurs souvenirs.

Quand je serai grande, j’aimerais être comme Marceline. Franche, directe, rabat-joie, déterminée, sarcastique. Une mamie comme je les aime ! Et pourtant derrière tout ça se cache un grand cœur, une grande âme, et une énergie débordante surtout quand il s’agit de faire marcher sa langue pour envoyer tout le monde sur les roses. Son amour pour son mari est infini et les soixante années passées à ses côtés n’ont rien érodé de leur bonne entente. Et c’est surtout pour lui qu’elle va se lancer dans cette petite guerre aux côtés de ses voisins acharnés, dans l’unique but de pouvoir conserver ce lieu chargé de souvenirs.

J’ai ri et j’ai pleuré. Avec Virginie Grimaldi, soyez prévenus, vous passez des rires aux larmes en quelques pages. Mais attention, pas un rire retenu. Non non, un vrai rire, où on s’esclaffe naturellement ! C’est bon d’avoir les zygomatiques en feu et de rêver à cette vie très sympa qu’elle nous dépeint dans cette impasse des colibris. Les actions que vont mettre en place ce groupe d’octogénaires sont hilarantes et vraiment tordues. C’est bon, c’est frais et qu’est-ce que c’est drôle ! Bien que la seconde partie du roman soit peut-être un peu plus sérieuse, les remarques de Marceline continuent de nous arracher un sourire très souvent, et la fin nous laisse complètement vides. L’impression d’avoir vieillis de soixante ans à leurs côtés. L’envie d’y retourner, de reprendre le roman du début, et de les retrouver encore, comme des amis perdus de vue.

C’est un roman que je mettrai entre toutes les mains, sans limite d’âge, de 16 à 133 ans. C’est tellement beau, frais, prenant et doux. C’est doux comme un plaid en plein hiver, comme un caramel qui fond dans la bouche, comme les premiers rayons d’un soleil de printemps, comme les câlins de nos enfants. C’est une histoire qui marque, qui reste en mémoire, qui vous touche au plus profond de votre âme. Ce n’est que mon premier d’elle, et certainement pas mon dernier ! Gros coup de cœur ❤️❤️❤️

Foncez ! Vous allez aimer ❤️

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s