« Mon père » de Grégoire Delacourt

Éditions Le Livre de Poche – Parution le 29 janvier 2020 – 216 pages

Synopsis :

« Au recto.
Un lac d’un bleu d’encre qui donne envie de s’y baigner.
Au verso.
À droite, dans la partie réservée au destinataire, il est juste écrit : Papa, et mon adresse.
À gauche, trois mots, qui semblent chuter : Viens me chercher. »
Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu’un attentait à l’un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?

Mon avis :

Un roman choc, coup de poing, percutant, qui vous laissera sur le carreau, complètement KO.

Ce roman parle d’un face à face entre un père et un Père. Un père qui n’a pas su protégé son fils des agissements du Père. C’est malsain et dérangeant, c’est déroutant et effrayant. L’auteur évoque ici clairement l’abus de confiance qu’ont certains adultes envers les enfants pour réussir à obtenir leurs faveurs même les plus dégoûtantes.

Grégoire Delacourt réussi le pari fou de parler de ce sujet tabou, que beaucoup de monde cache, que d’autres ignorent et que certains refusent d’admettre, sans pour autant en faire quelque chose de vulgaire ou de tiré par les cheveux. Son histoire, les sentiments qu’il écrit et qu’il décrit, la colère du personnage, la violence des faits. Tout est relié par une plume absolument magnifique et bouleversante. L’auteur use de métaphore, de figures de styles, de répétitions, de phrases à rallonge, et plonge le lecteur dans un bouleversement sans précédent.

Ce n’est clairement pas mon genre de prédilection. Je fuis même plutôt les livres trop ancrés dans la réalité, surtout quand ils sont durs comme celui-ci. Mais je ne sais pas, je pense que c’était pour moi le bon moment de le sortir, de m’y attaquer, même si honnêtement, je n’aurai jamais imaginé une telle violence, non pas dans la description des scènes car l’auteur ne s’y attarde pas, mais principalement psychologique. 200 pages qui laisseront sans conteste une trace indélébile dans ma vie de lectrice.

2 réflexions sur “« Mon père » de Grégoire Delacourt

  1. Ce roman m’a marquée… il est inoubliable par la noirceur de cette histoire. Je ne l’oublierai jamais. Pourtant, comme pour toi, ce n’est pas mon genre de prédilection car je déteste quand mes lectures sont trop proches de la réalité du quotidien. J’aime un peu d’évasion, de l’espoir et des fins heureuses… Là, on est loin de ce cadre idyllique…
    Néanmoins ce livre est vraiment une réussite… un vrai coup de poing… on ne sort pas indifférent de ce roman.
    Dans un genre similaire, je me souviens avoir été énormément touchée par « la maladroite », un court roman d’une centaine de pages. Le sujet est différent (quand même) mais il fait partie des inoubliables.

    Aimé par 1 personne

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