« Les emmurés » de Serge Brussolo

Édition Le livre de poche – Parution le 11 décembre 2001 – 288 pages

Synopsis :

À l’origine, la mission de Jeanne était simple : s’installer quelque temps dans un immeuble où furent commis, des années plus tôt, plusieurs crimes inexpliqués, afin d’y écrire un reportage, si possible sensationnel…
Mais, aussitôt franchi le seuil de l’étrange maison Malestrazza, la jeune femme va deviner que les maléfices ne sont pas uniquement dus aux fantasmes du voisinage. Est-il vrai que l’assassin habiterait toujours là, caché dans un appartement secret ? Y a-t-il, comme on le prétend, des cadavres emmurés aux différents étages ? Et que lui veut au juste le fils de la concierge, ce gamin trop imaginatif, qui spontanément s’offre à lui faire découvrir les arcanes de la bâtisse ?

Mon avis :

Lu dans le cadre du challenge sur le groupe du « Club des mordus de lecture », où il fallait lire un poche de moins de 300 pages, je me suis dit qu’il était grand temps de m’attaquer aux livres de Serge Brussolo, un auteur de romans thriller / frissons qu’on m’avait grandement conseillé.

Jeanne, journaliste, a une mission très simple. S’installer dans une chambre de l’hôtel Malestrazza pendant un mois, enquêter sur les abominables meurtres qui y ont eu lieu, découvrir si le bâtiment est réellement hanté et écrire un roman sur la base de tout ça, sur ordre direct de son chef qui veut la faire payer pour un problème qu’elle a causé. Sauf que son enquête ne va pas se dérouler comme prévu… Mais qui aurait pu prévoir tout ça ?

Embarquée aux côtés de Jeanne pour sa découverte de cet hôtel maudit, j’ai de suite apprécié l’ambiance et le style. L’auteur va nous faire longtemps flirter entre le fantastique et la réalité, sur une fine séparation qui s’amincit au fil des pages, jusqu’à nous faire devenir aussi fou que certains personnages. On en vient à douter de tout et de tout le monde, on est sur nos gardes et on croise les doigts pour que Jeanne réussisse à s’en sortir saine et sauve, malgré son manque de précautions.

Mais malheureusement, l’invraisemblance qui va venir s’installer de plus en plus au fil des pages va me faire presque regretter mon entrain de départ. Bien que certaines scènes soient assez folles et ahurissantes même, je me suis surprise à lever les yeux au ciel à plusieurs reprises. Malheureusement, l’invraisemblance a fini par gagner suffisamment de terrain pour me faire bien comprendre que tout était de trop, et m’a enlevé ce côté plausible qui m’avait tant plu au début. Pour clôturer le roman sur une fin, à mon sens, complètement tirée par les cheveux.

Par contre, je n’ai rien à redire sur l’ambiance qui est pesante, voire étouffante. Le style est excellent et l’auteur nous plonge dès le début dans les dédales de cet impressionnant hôtel. Les chapitres sont assez lents et le rythme aussi. On prend le temps d’installer les personnages, de fouiner et de se poser des tas de questions avant de comprendre qu’on est déjà pris au piège avec Jeanne au cœur de Malestrazza.

Un roman très sympa à lire, addictif et marquant. N’hésitez pas à vous faire votre propre avis !

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